Pause jeunesse

Le road trip d’un duo atypique incroyablement touchant : Soleil Glacé – Séverine Vidal

Couverture de "Soleil glacé" de Séverine Vidal

Une rencontre inattendue

A la mort de son père, qu’elle connaissait à peine, Luce apprend qu’elle a en fait une seconde famille. Et sa rencontre avec son frère Pierrot va changer sa vie…

Un roman tant attendu

J’ai découvert cette autrice avec Quelqu’un qu’on aime que j’avais adoré. Dans ma wish list de mars, je vous avait parlé de ma volonté de lire ce roman, alors quand je l’ai vu dans les nouveautés de ma bibliothèque, je me suis dépêché de l’emprunter !

Je suis encore une fois emporté par la très jolie plume de Séverine Vidal et sa façon d’amener tout en douceur des sujets délicats. Si j’ai trouvé globalement l’intrigue bien menée, je regrette cependant des rebondissements trop faciles et une fin un peu abrupte, qui ne gâche heureusement pas le bonheur de cette lecture.

Pertes et gains

Les premiers chapitres de ce roman nous font entrer dans le vif du sujet : la perte. Nous suivons une Luce, complètement dépassée par les évènements. En premier lieu, sa rupture avec son copain, quelle surprend très vite avec une nouvelle fille, alors qu’elle n’arrive pas à tourner la page. Puis soudainement, la mort d’un père, qui pourtant absent de sa vie, lui laisse un gout d’inachevé. Ces deux événement ébranlent fortement notre adolescente qui commence à perdre pied. Elle s’isole de tous, stalk son ex-copain… C’est aux funérailles de son père que sa vie va basculer. Elle va rencontrer l’autre femme et la vie parallèle de son père va lui sauter au visage. Si dans un premier temps le choc et la colère grondent, Luce va également faire la rencontre de son demi-frère, atteint d’un handicap. Lui aussi souffre de cette perte et ensembles, ils vont affronter l’absence définitive de leur père. C’est en ce rapprochant de sa famille, en autorisant à nouveau l’amour à rentre dans sa vie que Luce va guérir.

Le texte met aussi en lumière la famille hors du commun de Luce. Elle vit seule avec sa mère et sa sympathique belle-mère depuis la séparation de ses parents. Si ces deux femmes lui apportent la stabilité et la bienveillance dont elle a besoin, le manque de son père se fait également ressentir. Même après sa mort, elle n’est par ailleurs pas tendre avec ce père, roi des promesses en l’air.

C’est pour contrecarrer les promesses nous-tenus par son père quelle décide de dépasser le handicap de son frère et de partir en road trip avec lui, une aventure un peu folle quand on sait que Pierrot a besoin d’énormément de stabilité car il est X fragile. Ce handicap, proche de l’autisme affecte son comportement mais également sa manière de communiquer. Nous le découvrons à travers Luce dans toute sa complexité.

Un duo fraternel touchant

Pierrot, est le personnage doudou de ce roman. Dès notre rencontre, nous tombons avec Luce sous le charme de ce jeune homme, si tendre, touchant et plein de vie. Nous suivons à travers Luce les difficultés de son handicap, ses tics, son besoin de rituels, ses crises. Il est plein de sincérité et de gentillesse. Loin d’être un personnage dépendant, il est un véritable pilier pour Luce, qu’il peut parfois mettre dans des situations inconfortables mais sans qui l’aventure serait diamétralement opposée. Sa relation avec Luce, pleine de nouveautés déroutantes va être également bénéfique à Pierrot qui va progresser dans sa gestion de son handicap.

Luce est une fonceuse, téméraire et avec un très fort caractère. C’est une battante que la vie a déjà pas mal éprouvé. Sa rencontre avec Pierrot, véritable coup de foudre fraternelle, va faire énormément grandir Luce. Adolescente blessée et un peu rebelle vis à vis des cadres, elle va petit à petit bousculer ses habitudes. Son amour inconditionnel pour son frère va l’aider à se reconstruire, à relativiser et à trouver un véritable but dans la vie. Ensemble, ils vont affronter le deuil de leur père, si absent pour Luce, si important pour l’équilibre de Pierrot.

Le roman en bref

A travers un road trip improbable, Séverine Vidal aborde tout en douceur des thématiques compliquées comme le deuil ou le handicap. Un roman plein d’émotion et de tendresse sur l’amour familial inconditionnel qui donne chaud au cœur.

Soleil glacé
Séverine Vidal
Robert Laffont, 2020

Ma note : ★★★★☆

Vous cherchez une belle histoire autour du handicap ? Découvrez également Ma dernière chance s’appelle Billy D. d’Erin Lange.
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Pause jeunesse

Cascade, humour et amitié : La street en mode bolide – Cécile Alix et Dimitri

Couverture de "La street en mode bolide" de Cécile Alix

Dur retour à Paris…

Carl, 11 ans vit avec sa mère à la campagne. Avec son fauteuil nommé Bernard, il adore se balader dans les champs et sur les chemins accidentés. Quand sa mère lui annonce qu’ils vont déménager et retourner en ville, il est tout chamboulé. Pourtant, la vie Parisienne lui réserve bien des surprises et de belles rencontres. Surtout quant on a pour animal de compagnie un mouton apprivoisé appelé Oumtiti !

Le premier tome d’une belle série

Avant toute chose, je souhaite remercier les éditions Magnard pour cet envoi. J’ai découvert Cécile Alix avec son roman Dix contre uns, que j’avais beaucoup aimé, alors j’ai été tout de suite conquise par cette proposition. Ce roman graphique est le premier tome d’un série s’adressant aux enfants à partir de 8 ans, un public résolument plus jeune que celui de Dix contre un.

Un roman drôle et loufoque

Avec le sujet du handicap, viennent souvent les histoires tristes, difficiles. Si vous souhaitez cela, passez votre chemin ! En mode bolide déroule un univers drôle, parfois loufoque, plein de clin d’œil à l’actualité qui ravira les plus jeunes. Si les situation semblent parfois abracadabrantes, il se dégage un humour et une bienveillance de ce récit, qui en fait un petit bonbon à dévorer sans modération.

Le texte est court, très accessible. Les illustrations Dimitri Zegboro s’intègrent parfaitement, tout en venant accentuer l’humour de certaines situations. La mise en page, avec ses différentes polices est aussi très sympathique et moderne.

Un personnage principal pétillant

Carl est un personnage attachant. Si la vie ne l’a pas épargné, il a su rebondir et se recréer un monde où son handicap n’est pas une fatalité. Loin des clichés, ce roman nous montre à voir le quotidient d’un jeune homme, entre famille, amis et bouleversement. Le handicap de Carl est quant à lui presque anecdotique et sert l’humour du récit. Son fauteuil roulant est même un personnage à part entière, portant le doux nom de Bernard. Loin d’être un frein, Bernard est un allié, un compagnon d’aventure. Il va permettre à Carl de s’intégrer dans sa nouvelle vie, pourtant radicalement opposée à celle qu’il avait à la campagne.

La mère de Carl est attachante. Tantôt fantasque, surtout lorsqu’elle est présentée au début du récit, tantôt avec la tête sur les épaules. Elle est une mère aimante, protectrice mais qui sait également laisser à son fils de la liberté, quoiqu’en dise ce dernier.

Au fil des pages, nous suivons avec délectation les nombreux personnages qui croisent la route de Carl. Il sont parfois carrément caricaturaux mais cela marchera sans nul doute avec les enfants. On retrouve par exemple la grand-mère jamais contente de Carl, ou encore l’odieux propriétaire de l’immeuble. Les traits sont certes un peu forcés, mais pour la bonne cause de l’humour.

Le roman en bref

A travers ces personnages hauts en couleur, ce titre une belle dose d’humour à mettre entre les mains d’enfants à partir de 8 ans. Un roman graphique frai, amusant qui nous fait relativiser et nous ramène une bonne dose de positivité !

La street : en mode bolide
Cécile Alix et Dimitri
Magnard jeunesse

Ma note : ★★★★☆

Ce roman vous intéresse ? Vous aimerez également Les fondus de l’Arctique d’Erwan Seznec. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire ! 

Pause jeunesse

Dépasser son handicap par l’amour: Et plus si affinités – Sara Barnard

Couverture du roman Et plus si affinité de Sarah Barnard

Quand deux handicap se rencontrent

Cette année, c’est le grand changement pour Steffi. Elle doit faire sa première rentrée sans Tem, sa meilleure amie. Si cette situation semble facile au premier abord, elle relève d’un véritable challenge pour Steffi, qui souffre de mutisme sélectif. A chaque fois que la jeune fille est en situation de stresse, elle ne peut plus parler. Mais cette année, elle ne sera plus la seule à être un peu différente puisqu’elle va rencontrer le beau Nick, sourd de naissance.

Un roman d’amour … et plus si affinité

Pour une fois, j’avais envie d’un peu d’amour, de ma dose de guimauve. Lorsque j’ai vu passer ce petit roman je me suis dit chouette, quelle belle couverture pleine de couleurs ! Pourtant, malgré son apparente légèreté, ce roman est bien plus profond et sensible puisqu’il traite du handicap et de la différence.

Ce texte tout en douceur nous invite à suivre avec bienveillance le passage à l’âge adultes de deux adolescents un peu différents puisque tout deux en situation de handicap. Contrairement à de nombreux textes sur le handicap qui insiste sur la « normalité » des personnages, ce roman nous parle aussi des limites ou tout du moins des freins de notre monde peu adapté. 

Un silence libérateur

Véritable ode à la tolérance, ce roman nous parle également de la thématique de la communication à travers le handicap. Si être sourd ou muet semble un frein énorme pour le commun des mortels, nos deux personnages se rassemblent autour de la langue des signes, véritable libération pour Steffi. La bulle de silence qu’elle va construire avec Rhys lui permettra de s’ouvrir au monde et d’enfin accepter sa maladie et s’émanciper.

Vous le savez peut-être si vous suivez mes chroniques depuis un petit moment, je ne suis pas de celle qui affectionne les romances trop gnangnan et guimauve. Globalement, je n’ai pas fait d’indigestion pendant ma lecture et c’est même le côté dès fois un peu trop mélodramatique de certaines situation qui m’a plus déranger (oui, oui, moi j’ai été dérangé par du mélodramatique). Comme un bon nombre de ses contemporains, ce roman surfe sur la tendance de la sick lit grâce à laquelle de nombreux textes magnifiques ont émergés mais qui commence, je dois bien le dire, à un peu me lasser.

Des personnages aussi courageux que vulnérables

Dès le début du roman, Steffi, est présenté comme une personnes fragile et vulnérable. Muette la plupart du temps, elle souffre d’un mutisme sélectif, elle n’arrive pas à parler en présence d’étrangers. Elle est décrite comme extrêmement dépendante. De ses parents, qui la couve à outrance mais aussi de sa meilleure amie, sans qui elle ne s’est jamais sentie exister. Avec l’absence de Tem, nous assistons peu à peu à la libération de Steffi, une petite chenille qui va se transformer en papillon, grâce également au courage que lui insuffle l’amour. 

Rhys c’est la présence réconfortante, le boule d’énergie et de positivité de Steffi. Il est présenté comme un garçon épanoui, entouré, courageux. Ensemble, ils nous prouvent que « l’amour peut vaincre tous les maux » mais aussi que « l’amour peut briser des frontières », dans leur cas, celles du handicap et des idées préconçues qui restreignaient leur imagination.

Le roman en bref

Plein de douceur, ce texte très accessible nous donne à voir l’émancipation et la transcendance de Steffi, une jeune fille atteinte de mutisme sélectif qui peine à trouver un sens à sa vie. Une jolie histoire d’amour, à découvrir avec un chocolat chaud et un bon plaid. 

Et plus si affinités
Sara Barnard
Casterman, 2018

Ma note : ★★★☆☆

Ce roman vous intéresse ? Vous aimerez également Nos cœurs tordus de Séverine Vidal et Manu Causse. D’autres idées en lien avec cette thématique ? N’hésitez pas à partager e commentaire ! 

Pause jeunesse

Du handicap, de l’amour et du cinéma : Nos cœurs tordus – Séverine Vidal et Manu Causse

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Vladimir, surnommé Vlad par ses proches, est handicapé moteur. Cette année, il intègre l’ULIS, une section du collège spécialisée pour les jeunes atteint de handicap. Passionné de cinéma, il va faire un pari fou avec ses nouveaux copains : participer à un concours de court métrage. Armé de sa canne et d’une passion débordante, il va chercher à prouver à tous qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

J’ai découvert Séverine Vidal avec son titre Quelqu’un qu’on aime, un road trip que j’avais beaucoup aimé. En voyant son nouveau roman dans mon office, j’ai décidé de renouveler l’expérience. Avec ces chapitres courts et ses propos justes, cette histoire, où tout semble quand même un peu trop simple, nous fait plaisir, rire et sourire. Si la thématique traitée dans Quelqu’un qu’on aime était déjà sensible (maladie d’Alzheimer), Nos cœurs tordus est un roman beaucoup plus engagé.

Ce roman déconstruit en effet les clichés qui entourent le handicap. Pour cela, les auteurs ont astucieusement choisi de présenter l’histoire à travers les points de vues interne de différents personnages. En plus de nous amener à mieux s’identifier aux personnages, on apprend donc à les connaitre plus en détails et à mieux comprendre les situations qu’ils traversent. Après, cela nécessite aussi une plus vive concentration afin de bien identifier les changements et comprendre le récit. 

Les notions de tolérance et d’acceptation de la différence sont aussi prépondérantes dans le récit. Il nous apprend à voir au delà mais aussi à s’accepter et cultiver son unicité. Le choix de développer l’intrigue autour de la création d’un film vient aussi enrichir les réflexion autour de notre rapport au corps, de l’image de soi… L’expression artistique permet par exemple une révélation très importante dans le développement du personnage de Mathilde. En effet, c’est à travers le théâtre qu’elle va prendre confiance en elle. Pour la première fois, elle va oser affronter le regard des autres et s’exprimer au delà de son handicap. Mon personnage préféré est Vlad, sans conteste le plus attachant de la bande. Vif, créatif et passionné, il est surtout plein d’humour ce qui amène de la légèreté à cette thématique qui aurait pu être mélodramatique.
Si vous êtes intéressés par la thématique du handicap, je vous conseille aussi Ma dernière chance s’appelle Billy D, une histoire d’amitié improbable entre un jeune garçon perturbé et un trisomique.

Avec son intrigue touchante et ses histoires d’amour toutes mignonnes, ce roman plaira sans nul doute aux lecteurs dès dix ans. C’est un petit bonbon, à dévorer pour reprendre le sourire !

Nos cœurs tordus
Séverine Vidal et Manu Causse
Bayard Jeunesse

Ma note : ★★★★☆

Pause jeunesse

Une amitié improbable pendant la première guerre mondiale : La jeune fille et le soldat – Aline Sax

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Une jeunes fille aveugle a pour habitude de prendre le soleil sur un banc en face de l’auberge de sa mère. Un jour, elle sent une présence étrangère. Un soldat prend lui aussi le soleil. Au fil du temps, ces deux individus vont s’apprivoiser et lier une amitié, rythmée par les récit du soldat africain sur son pays.

Ce titre, présent dans mon office de septembre m’a attiré par sa jolie couverture et son format. Il est en effet très court et agrémenté d’illustrations. Je l’avais aussi sélectionné pour la rentrée littéraire du web puisqu’il est publié chez la joie de lire, un éditeur dont on entend peu parler sur la blogosphère.

Ce roman traite d’un sujet sombre, la première guerre mondiale. Il est plutôt atypique puisque les personnages n’ont pas de nom. Pourtant, la construction du récit créée une identification presque systématique, tant avec le soldat qu’avec la jeune fille. En effet, les points de vues interne des deux personnages sont alternés, manifestés par une astucieuse utilisation de couleur. Si cette alternance peut sembler un peu redondante au début, on se rend très vite compte qu’elle apporte énormément de richesse au récit, surtout lorsque l’intrigue se met en place. Cette dernière nous plonge au cœur des horreurs de la guerre. Des horreur d’autant plus mises en avant qu’elles sont aussi décrites par le regard innocent de la jeune fille. Le racisme et la déshumanisation des soldats noirs se battant pour la France est aussi donné à voir. Des injustices là encore soulignées par l’ouverture d’esprit et la sagesse de la jeune fille. L’amitié solide nouée par les deux personnages est très touchante par sa pureté mais aussi grâce au courage de la jeune fille, qui va malgré son handicap, se lancer à la recherche de son ami jusqu’au front. Elle va ainsi prouver que sa cécité n’est pas une fatalité et qu’elle lui permet à contrario de percevoir le monde d’une façon complètement différente, en dehors du paraître. Ce court roman soulève donc un multitude de problématique intéressantes surtout dans notre société actuelle, individualiste et très tournée vers le paraître.

Une couverture évocatrice et une plume touchante sont la recette gagnante de ce titre. Une belle histoire d’amitié et de tolérance à découvrir pour reprendre foi en l’humanité.

La jeune fille et le soldat
Aline Sax
La joie de lire, 2017

Ma note : ★★★★★

Pause jeunesse

Un roman sur le handicap : Ma dernière chance s’appelle Billy D. – Erin Lange

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Dane Washington est un bagarreur, dès que ses poings le démanges, il cogne et se créé beaucoup de problèmes. Un jour, il va faire la rencontre de Billy D., un jeune trisomique qui s’est installé à côté de chez lui. Bon gré mal gré, Dane va devenir son protecteur et son allié dans la recherche de son père.

Présent dans mon office du mois de juin, c’est le sujet de ce roman qui m’a attiré. Ce titre, qui relate une histoire d’amitié hors norme est aussi un regard sur le handicap. A travers le personnage de Billy D., nous apprenons la tolérance puisque plusieurs scènes de moqueries nous sont données à voir. Elles témoignent du rejet des différences engendré dans notre société, exacerbé à l’adolescence.

La relation entre Billy et Dane est la clé de l’histoire. Sans mensonges et faux semblants, ces deux jeunes hommes perdus en quête de leur père forment un duo idéal. C’est la violence et surtout la douleur de la perte de leur père qui les réunis. Si les deux ont un passif différent, cet élément noue leur relation et leur compréhension mutuelle. A aucun moment Dane ne va traiter Billy D. comme une personne différente, ce qui rend leur relation pure et touchante. En fait, Billy est une sorte de petit frère pour Dane. Il est très protecteur avec lui et le soutient coûte que coûte.

Avec son sujet original traité avec justesse, ce titre est un beau message de tolérance et de respect des différences. Une histoire belle et touchante à découvrir avec un chocolat chaud !

Ma dernière  chance s’appelle Billy D.
Erin Lange
Ecole des loisirs, 2017

Ma note : ★★★★☆