Pause jeunesse

La salade maudite de Christian Oster

Couverture de "La salade maudite" de Christian Oster. Jaune avec une salade verte qui sourit en bas.

Une télévision, une salade et une nuit évanouie, un trône étrange

Il arrive parfois que la nuit tombe pour de bon et que le sol soit jonché d’étoiles. Il arrive parfois qu’une salade maudite, bannie de son potager, parte chercher fortune en chantonnant. Il arrive parfois qu’un trône éjecte des aspirants roi à travers le toit. Il arrive parfois qu’une télévision s’ennuie, à force de voir toujours les mêmes têtes la regarder, et qu’une nuit elle attende que tout le monde s’endorme pour tirer d’un petit coup sec sur son fil et aller prendre l’air, discrètement, sur ses petites roulettes…

Un recueil léger et drôle

Ce petit recueil est dans ma pal depuis au moins 3 ans et je n’avais jamais sauté le pas ! C’est le confinement qui m’a motivé car j’étais à la recherche de texte légers et drôles. Il est composé de 4 histoires distinctes et de qualités différentes. J’ai beaucoup accroché à 2 d’entre-elles et beaucoup moins avec les 2 autres. J’avais déjà découvert Christian Oster à travers une première lecture que j’aime beaucoup Les trois vaillants petits déchets. La patte de cet auteur fun, décalée, fofolle nous fait oublier un peu cette lourdeur du quotidien.

Chaque nouvelles de ce recueil se lit indépendamment. La première se nomme La salade maudite, la seconde La nuit tombe, a 3ème La télévision qui voulait voir le monde et la dernière Le cour règne de Caracouski.

Un univers loufoque

Le point commun entre toutes ces histoires est l’univers loufoque. Christian Oster est très fort quand il s’agit de personnifier les éléments de notre quotidien ! Ses personnages sont du coup complètement originaux et abracadabrants car ils sortent de leur concept de base. Cette personnification est vraiment très réussie dans la nouvelle La salade maudite. Comme son nom l’indique, le héro de cette nouvelle est une salade, qui un jour s’échappe de son potager. Elle va devenir l’héroïne centrale d’une réécriture de conte puisqu’elle va rencontrer un prince et lui permettre de délivrer une princesse prisonnière dans une foret maudite. Voilà qui nous change des habituels princes héroïques ! Ce texte est plein de références au conte traditionnel. Les différentes histoire que nous connaissons sont détournée si bien que le texte que nous pouvions penser prévisible est en fait plein de rebondissement.

La seconde histoire raconte la vie d’un conseillé du roi qui, un soir, en se baladant avec sa girafe, va se rendre compte que le ciel est tombé, tel un drap sur la sol. Pour qu’il retrouve sa place initiale, il faut que le roi se fasse pardonner, puisque chaque étoile entraînant le ciel vers le bas représente, un homme mort à la guerre pour ce roi. L’idée est super intéressante, le récit est assez philosophique mais je n’ai pas retrouvé le côté loufoque et rigolo que j’aime chez l’auteur. Nous somme plus sur un registre sérieux.

La troisième histoire présente une petite télévision qui décide un jour de s’échapper de l’appartement où elle vit car elle en a mare de ne rien découvrir, de voir seulement la famille qui l’a acheté scotchée à son écran. Ce texte nous amène à réfléchir sur notre consommation des écran et sur notre vie quotidienne qui nous avale. L’idée de faire parler et marcher une télévision est complètement absurde. Cette absurdité est soulignée par les réactions des personnes qui la croise.

La dernière histoire est ma seconde préférée. C’est l’histoire d’un petit pays qui n’a pas de roi depuis très longtemps puisque personne n’arrive à s’asseoir sur la trône pour renier. Le trône décide d’éjecter tous les prétendants. Le chef du personnel du palais a donc décidé de faire un trou au plafond pour éviter les morts. Un jour, un dénommé Carouski décide de tenter sa chance. Et miracle ! Il n’est pas éjecté. Sans expérience, il doit par la suite essayé de gouverner cet étrange peuple. S’en suit alors tout un tas événements tous plus marrants et truculents les uns que les autres. Le loufoque, l’abracadabrant sont au rendez-vous !

Le texte en bref

Vous aimez les histoires loufoques, les personnages originaux et les situations abracadabrantes ? Vous serez servi avec la salade maudite. 4 récits succulents, hilarants à lire en famille !

La salade maudite
Christian Oster
L’école des loisirs, 2000

Ma note : ★★★★★

Vous cherchez un autre titre du Christian Oster ? Découvrez Mon point première lecture. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !

Découvertes Adulte

Une uchronie vampirique : Vampyria (1) : La cour des ténèbres – Victor Dixen

Après avoir subi une transmutation, le Roy-Soleil est devenu un vampire, le Roy des Ténèbre. Il a depuis créé la Vampyria, un vaste territoire sous le joug d’une aristocratie vampirique. Soumis à une taxe de sang, les roturiers sont considérés comme des réservoirs de nourriture. Jeanne, une jeune roturière voit sa famille être massacrée sous ses yeux. Elle décide alors de devenir Diane, une jeune noble, et fait son entrée à la cour sous la protection du Roy. Elle n’a qu’un seul objectif, la vengeance, coûte que coûte.

Une histoire de vampire mais pas que

Dans l’absolu, je ne suis pas fan des romans mettant en scène des vampires. Je penses que j’en ai lu beaucoup trop et j’ai fait une overdose de ces gentils monstres, tombant amoureux d’humaines innocentes et luttant pour venir à bout de leur monstruosité. Ce roman m’a pour autant attiré, déjà par sa jolie couverture, très mystérieuse, puis parce que j’ai apprécié le premier tome de Phobos, mais pas le second. J’avais donc envie de redonner une chance à cet auteur jeunesse, vraiment très apprécié par le public. Enfin, le pitch de ce roman comprend certes une histoire de vampire, mais sous un angle plus original, ce qui m’a séduit.

Un mélange « d’histoire » et de fantastique

A travers cette saga, Victor Dixen test un mélange étrange qui fonctionne plutôt bien. Il ancre son uchronie dans une époque moderne où tout est resté à la mode du roi soleil. Nous retrouvons donc les jeux de la cour, les tenue d’époques et les différentes classes sociales et leurs influences. Ce contexte lui sert de base pour exposer la domination des riches et nobles vampires sur le reste de la population. Ici comme dans l’histoire, la position sociale est ancrée dans les veines de chaque individus. Les vampires buvant celui des humains des plus basses classes, comme métaphore de la dominations des hautes sphères sur les plus basses.

Pour asseoir son univers fantastiques, Victor Dixen prend cependant de grosses distances face à l’histoire elle-même. Première et non des moindres, la place des femmes dans la société. Jeanne, orpheline dans sa vraie vie comme dans sa fausse, est envoyée dans l’école formant les jeunes nobles aux mœurs de la cour, ce qui n’existait d’ailleurs pas à ma connaissance, puisque les familles nobles se payaient des précepteurs. Les nobles, qu’ils soient femmes ou hommes reçoivent dans cette école les même types enseignements. Or, les rôles sociaux des hommes et des femmes à l’époque de Louis XIV étaient bien différents. L’art de la guerre par exemple était seulement réservé aux hommes.

Un univers horrifique

Dans ce premier tome de sage, Victor Dixen pose les bases de son univers qu’il veut résolument horrifique. Nous retrouvons un des monstres sacrés de la littérature fantastique : le vampire. Cependant, à mon plus grand bonheur, ses traits monstrueux ne sont pas gommés. Il a certes des caractéristiques physiques séduisantes, mais elles sont également effrayantes, car vue comme éloignées du naturel, comme cadavérique. De même pour ses caractéristique psychologiques. Le vampire est dans ce roman déshumanisé et cela pose les bases d’un texte horrifique.

Dès le début de ce tome, nous sommes mis dans le bain d’un univers résolument sanglant, ce qui était à prévoir lorsqu’on parle de vampire. De nombreuse référence à la culture horrifique et à la culture fantastique sont présentes au fil du récit : de Frankenstein à Twilight en passant par le conte de blanche-neige. Le tout nous donne un récit visuel avec des descriptions très précises. L’univers présenté est aussi dynamique et plein de suspenses et il plaira sans aucun doute à des lecteurs adolescents. Malgré tout l’histoire reste prévisible : thème de la vengeance, histoire d’amour, jeu de pouvoir… Nous retrouvons les ingrédients classiques des romans adolescents du genre.

Une personnage principale spéciale

Si Jeanne nous est présentée dans un premier temps comme une héroïne, elle a plutôt la figure de l’anti-héroïne. A l’image du monde dans lequel elle gravite, elle est violente, agressive et prête à tout pour arriver à ses fins : meurtre, haute trahison… Et ses camarades de classes ne sont pas en reste. Seul personnage sympathique à mes yeux son amie Makao, victime d’une possession, qui cache un monstre sous sa belle chevelure noire. J’ai aimé sa dualité, son caractère profondément gentil et son courage.

Le roman en bref

En mêlant élément horrifique et historiques Victor Dixen nous propose une uchronie résolument originale. Une lecture pleine de rebondissements qui reste malgré tout assez prévisible et ne sort pas des codes classiques du roman adolescent.

Vampyria (1) : La cour des ténèbres
Victor Dixen
Robert Laffont, 2020

Vous cherchez un roman sombre et captivant ? Découvrez aussi Les larmes des Avalombres d’Alexandre Chardin.
Des idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !

Pause jeunesse

Un retour à l’état de nature : Comme des sauvages – Vincent Villeminot

"Comme des sauvages" de Vincent Villeminot

Une mystérieuse disparition

Alors que ses parents divorcent, Tom part en vacances avec sa grande sœur Emma. Solitaire, il aime aller courir en forêt pour explorer les lieux. Un jour, il découvre une mystérieuse clôture ornée d’un écriteau : « celui qui entre ici n’en revient pas ». Depuis, il reste introuvable. Deux ans plus tard, Emma décide de retourner sur les lieux du drame pour essayer de percer le mystère de la disparition de son petit frère.

Un récit choc !

Depuis plusieurs années Vincent Villeminot fait partie de ma liste d’auteurs à découvrir. Lorsque j’ai vu ce document sur la table des nouveautés, j’ai donc décidé de l’emprunter ! Je vais mettre un petit moment à digérer ce texte. Aujourd’hui encore je suis tiraillée entre l’horreur et la gêne que j’ai pu ressentir et le fait que ce livre est clairement bien mené et peint une atmosphère incroyable.

Au cœur du monde sauvage

A travers un récit très original, l’auteur nous plonge au cœur du monde sauvage, dans sa réalité la plus crue. Paradoxalement, cette vie sauvage est pour les enfants un émerveillement, une vie de découverte de soi de la manière la plus intime possible, une vie presque d’innocence. A l’opposé, notre œil de spectateur découvre des scènes d’extrême violence, auxquelles ne devraient pas être exposés des enfants si jeunes. Les enfants qui se rendent dans ce havre de paix ont 10-11 ans. Cette expérience va être constitutive de leur personnalité et de leur vie future. Le village est en fait un microcosme dans lequel, depuis plusieurs générations, les individus vont vivre cette expérience de vie sauvage.

Ce roman m’a fait pensé au texte Les coloriers d’Alexandre Jardin, un monde là aussi, où les enfants vivent en autarcie dans une société où l’adulte n’est pas présent. Dans ce roman, les adultes, s’ils ne vivent pas avec les enfants sont quand même les instigateurs de la vie quotidienne. Ils fixent les règles, arrêtent les choix. Si les enfants sont dans une liberté absolue, le cadre des adultes n’est jamais loin.

Une ré-animalisation des humains

Dans cette nature sauvage, les hommes redeviennent une espèce animal. Nous assistons à une ré-animalisation de l’homme, qui vit en fonction de cycles, comme les animaux. En retrouvant cet état de nature, l’homme retrouve ses instincts primaires de chasse, de cueillette, de survie. Il y a une grande banalisation des tabous de notre société comme la mort, le corps, la sexualité… Ces élément font partie de la vie quotidienne.

Nous assistons à des scènes d’une violence inouïe, dépeintes par les différents protagonistes du récit comme des scènes de vie classique. C’est le cas par exemple d’horrifiantes et dérangeantes scènes de chasse à l’homme. L’ambiance glauque de ce roman est extrêmement bien menée. La plume riche, très poétique est pleine de métaphores. Si elle est classifiée jeunesse, cette lecture s’adresse en fait aux grands ados et même aux adultes de par son univers profondément dérangeant.

Des personnages effacés au profit du récit

Dans le monde sauvage, la mort n’a pas d’importance, tout comme la vie. Cet aspect est appuyé par la relation du lecteur avec le narrateur du récit. Nous voyons très peu les émotions internes des personnages, eux-même voyant les choses de manière simplistes et ne développant pas cet aspect. Le lecteur se heurte à une façon de penser et de vivre qu’il n’est pas capable d’appréhender. Nous ne pouvons donc pas nous attacher aux personnages. Les personnages omniscients que nous rencontrons changent d’ailleurs au cours du récit. Nous découvrons 3 points de vues internes différents et 3 façon de penser le monde différentes.

L’auteur nous accompagne dans la découverte de ce monde. Le premier personnage présenté est la sœur du jeune disparu. Elle découvre l’univers sauvage en même temps que le lecteur. Elle rencontre les même difficultés et le même sentiment d’horreur. Les personnages suivants sont plus immergés dans les pratiques de la vie sauvage et entraînent le lecteur au plus profond des pratiques jusqu’à l’apothéose.

Le roman en bref

A travers un univers horrifique et une plume poétique, Vincent Villeminot tisse la toile d’un monde sauvage où les humains, revenus à l’état de nature, sont dictés par leur instincts primaires. Un récit très original, hypnotique et emprunt d’une grande violence, à mettre entre les mains de vos ados avertis !

Ma note : ★★★★★

Comme des sauvages
Vincent Villeminot
Pocket jeunesse, 2020

Vous cherchez un roman choc ? Découvrez Cadavre exquis de Augustina Bazterrica. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !


Coin-blabla

Le bingo du rat de bibliothèque

Coucou la blogosphère ! Je reviens aujourd’hui avec un petit article plus détendu, le bingo du rat de bibliothèque ! Comme vous le savez surement, je suis bibliothécaire et également dévoreuse de livre, mais suis-je un rat de bibliothèque ? Voici donc les cases que j’ai coché :

1. J’ai raté mon arrêt de métro parce que je lisais

Je ne prend pas le métro mais j’ai déjà plusieurs fois raté mon arrêt de train ou encore de tram parce que j’étais absorbé par ma lecture. J’ai la chance de pouvoir me mettre très facilement dans un bulle de lecture, même dans la brouhaha, ce qui est très pratique dans les transports en commun.

2. Je possède un livre dédicacé

J’en possède plusieurs et la collection s’agrandie à chaque salon !

3. J’ai annulé des plans pour finir mon livre

Alors celui-là c’est un demi-cochage. Je n’ai jamais volontairement annulé un plan pour finir un livre. Par contre, il est arrivé que je soit très très en retard car je m’étais perdu entre les pages d’un livre.

4. J’ai un système de rangement bien à moi

Je range ma bibliothèque par couleur mais également par taille car j’ai différents écartements d’étagères. Du coup, je repasse systématiquement derrière mon copain quand il touche à la bibliothèque !

5. N’importe quel objet peut me servir de marque-page

J’ai une collection de marques-pages bien remplie mais je trouve toujours le moyen de ne pas m’en servir. Tout y passe : morceaux de papier, cartes postales, tickets de caisse, carte de magasins, mon téléphone… Mais je relativise : en bibliothèque nous trouvons n’importe quoi dans les livres, même du papier toilette.

6. Je donne régulièrement mon avis sur des livres…

…avec ce blog et sur Instagram mais aussi avec mes amis ou mes collègues de travail. D’ailleurs, vous avez lu ma dernière chronique ?

7. J’ai déjà planifié un weekend de lecture

Et plus d’un lorsque j’ai la flemme de bouger. Avec l’arrivée des beaux jours, mon balcon, le soleil, un transat et me voilà paré pour lire !

8. Je connais la bibliothèque comme ma poche

J’y travaille donc c’est trop facile. Mais je fréquenterai une bibliothèque très régulièrement même si je n’étais pas du métier.

9. J’ai toujours un livre dans mon sac…

…Ou dans ma poche car je suis fan de petits sacs donc les livres n’y rentre pas toujours. Mes amis se moquent d’ailleurs régulièrement de moi pour cela. Mais je suis très contente de les avoir dans les transports en commun !

10. Je préfère livre que dormir

Je mets au défi n’importe quel lecteur de me dire qu’il n’a jamais veillé beaucoup trop tard pour finir un livre ! J’ai clairement tendance à rogner sur mon temps de sommeil pour me plonger entre les pages de beaux romans !

11. J’ai déjà pleuré à cause d’un livre

Je ne compte plus le nombre de boites de mouchoirs que j’ai vidé en lisant. La lecture est fantastique pour cela, et je suis une personne très émotive, donc bon public.

En conclusion, j’ai coché 11 cases sur 25 ce qui ne fait même pas la moitié. Je ne suis donc pas tant un ra de bibliothèque que je l’imaginais !

Et vous, qu’auriez-vous répondu à ces questions ? Ce bingo vous intéresse ? N’hésitez pas à me mettre le lien vers votre chronique en commentaires, je serais ravie de lire vos réponses !

Pause jeunesse

Une aventure fantastique : Stella et les mondes gelés (3) : l’Atlas fantôme – Alex Bell

Un voyage sur le Pont de Glace Noir

Alors que la vie de Shay ne tient plus qu’à un fil, Stella et son père se font évincer du Club de l’Ours Polaire. Pour eux, fini les expéditions. Or, le seul moyen de sauver Shay se trouve de l’autre côté du mystérieux Pont de Glace Noir, un lieu maudit dont personne n’est revenu…

Une irrésistible attraction

Lorsque j’ai vu le 3ème tome de cette saga sur la table des nouveautés, je n’ai pu m’empêcher de l’emprunter. C’est avec bonheur que je me replonge dans cet univers créatif, imaginatif. L’histoire reprend dès la fin du tome 2 et nous replonge directement dans les difficultés que rencontrent Stella et son père. Nous retrouvons également la même construction que lors des tomes précédents : les premiers chapitres sont consacrés aux disputes de Stella avec les autres personnes de sa ville et très vite nous sommes plongés dans une nouvelle aventure à la découverte d’un lieu inconnu des mondes de Stella.

Si nous avions déjà entendu parler du pont noir depuis plusieurs tomes, nous allons le découvrir plus en détails dans ce tome-ci. Fidèle à sa réputation, c’est un lieu sordide, mystérieux, où la mort guette à chaque chemin.

Créatures magiques et aventure

Les différents tomes de cette saga peuvent se lire séparément, puisque ce sont à chaque fois de nouvelles aventures. Mais le fil conducteur du récit est très bien construit et des nœuds se démêlent d’un tome sur l’autre. Le tout est vraiment très cohérent. Ce tome 3 est un des gros dénouements par rapport à l’univers. Toutes les petites intrigues développées dans les tomes précédents se démêlent. Nous retrouvons par ailleurs nos petits chouchous comme la couverture-tente et son génie, les fées de la jungle et leur chant mortuaire… En parallèle, un grand mystère est révélé et me donne furieusement envie de lire la suite !

Cette saga expose une galerie de créatures magique toutes plus imaginatives les unes que les autres. Si ce tome est un peu moins créatif, j’ai adoré retrouver des références aux univers de science-fiction/ fantaisie comme le sac d’Hermione de Harry Potter, une référence au monde des Annales du disque monde de Terry Pratchet, ou au film Les Gremlins… Ces références ne parlerons peut-être pas aux plus jeunes lecteurs mais les lecteurs adultes les saisiront avec bonheur.

Des personnages toujours aussi attachants

Globalement c’est toujours un bonheur de retrouver les personnages de Stella et les mondes gelés. Ils ont tous des personnalités atypiques et charmantes et nous aimerions également faire partie de leur bande d’amis. Stella est toujours aussi attachante, courageuse, aventureuse et très drôle. Ce tome est pour elle également celui de la maturité. Elle va pouvoir mettre en pratique ses apprentissages auprès de Jésibella, la sorcière du tome précédant. En se réappropriant ses pouvoirs que jusqu’alors elle ne maîtrisait pas, elle va enfin accepter totalement son identité de princesse des glaces.

Le roman en bref

Toujours aussi imaginatif et plein d’aventures, le tome 3 de Stella et les mondes gelés pose un cadre sur l’univers fantastique de cette saga. Si la galerie des personnages fantastique est un peu moins riche, magie, frissons et amitié sont au rendez-vous. A découvrir !

Le club de l’ours polaire (3) : Le pont de Glace Noir
Alex Bell
Gallimard jeunesse, 2020

Ma note : ★★★★★

Vous cherchez un roman plein d’humour parfait pour l’hiver ? Vous aimerez également Le journal de Gurty : parée pour l’hiver de Bertrand Santini. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire ! 

Coin-blabla

TAG Littéraire De A À Z

Tag de A à Z

Coucou les bookaddicts ! Aujourd’hui je vous partage un petit TAG déniché sur le blog de BettieRose Books que j’ai trouvé très sympathique. Le principe et simple : répondre à des questions sur les livres du A à Z !

A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres

Sans aucun doute Pierre Bottero ! C’est simple, je les ai tous lu, j’étais une grande fan étant plus jeune et j’ai très envie de me replonger dans La quête d’Ewilan, Le monde d’Ewilan, L’autre

B pour « Best » – La meilleure « suite » de série

Pour cette question je pourrais en citer pleins : des romans de Pierre Bottero à Harry Potter en passant par La Passe Miroir, je ne serais pas me décider. Et vous ?

C pour « Current » – Lecture en cours

En ce moment je découvre Roublard de Terry Pratchet, un auteur très célèbre dont je viens de découvrir les écris cette année.

D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures

Je suis sure que vos connaissiez cette réponse si vous me suivez depuis longtemps. Je suis une grande addict de thé et de tisane. En froid l’été et en chaud l’hivers il n’y a rien de mieux avec une petite bougie et de la musique douce pour se détendre !

E pour « E-book » – E-books ou romans papier ?

Je suis une lectrice uniquement de papier, mais je consomme aussi des livres audio.

F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais sortie au lycée

Alors là, aucune idée ! Je n’ai jamais eu de cruch sur des personnages de fiction. Il faut dire aussi que la romance n’est pas mon genre de prédilection..

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance

Vous connaissez mon désamour pour les romances ? Si on ne s’arrête qu’au résumé de ce roman, Eleanor and Park a tous les ingrédients que je déteste. Et pourtant, j’ai été complètement séduite.. Etrange…

H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché

Les larmes des Avalombres d’Alexandre Chardin. Ce roman est sorti en 2018, et je ne crois pas l’avoir vu passer beaucoup sur la blogosphère. Et pourtant, l’histoire en vaut le détour.

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice

Lorsque j’ai décroché mon premier travail en bibliothèque, j’ai eu la chance de découvrir pleinement la littérature jeunesse, qui a toujours eu une place importante dans ma vie, mais qui est devenue une véritable passion. J’avais la chance d’avoir accès, presque au moment de leur sortie, à une multitude de nouveaux textes et j’ai fait de merveilleuses rencontres de papier.

J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir

Je viens juste de terminer Dans ma bulle de Hubert Ben Kenoun.

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais

A ma connaissance, j’ai déjà exploré tous les genres de romans. Je sais que je ne suis pas du tout attirée par les romances et que les policiers me plaisent moins en ce moment.

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu

L’intégrale du Monde de Narnia, que j’ai lu étant plus jeune. Une véritable brique !

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça)

Les heures souterraines de Delphine de vigan m’a proprement traumatisé. Globalement, tous les livres de cette autrices me touchent énormément et je met souvent très longtemps à m’en remettre.

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes

Je possède 1 grande bibliothèque et 2 petites chez moi et 1 grande chez mes parents. Je vis dans un petit appartement et nous n’avons clairement plus la place de stocker d’autres livres. De toute manière, travaillant en bibliothèque, j’ai accès à tellement de livre, que j’ai beaucoup moins envie d’en acheter. Je ne garde à terme dans ma bibliothèque que mes coups de cœur.

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois

Je crois n’avoir jamais relu un roman mais je relis très souvent les recueil de poésie de Paul Eluard que j’adore. Je grignote quelques poèmes au fil de l’eau mais je ne relis jamais l’intégralité du recueil.

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire

L’été au bord d’un lac, sur une serviette avec un petit thé glacé et des fruits frais.

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard, L’amoureuse

R pour « Regret » – Un regret de lecteur

Je n’ai pas de regret de lecture, elle m’a accompagnée dans toutes les périodes de ma vie. Quelques fois de temps en temps, d’autres fois quotidiennement. Elle a toujours suivi mes envies et mes besoins. Et j’espère encore plein de magnifiques découvertes livresques dans mon futur !

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis)

Je ne vais pas vous faire l’affront de toutes vous les citer sinon cette liste sera interminable. Beaucoup trop !

T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps

Question ultra difficile, il y a tant de lecture que j’aime ! Je vous donne donc ceux qui me viennent à l’esprit maintenant :

  • L’amant de la chine du nord de Marguerite duras
  • La passe miroir (tome 1) de Christelle Dabos
  • Le cœur cousu de Carole Martinez

U pour « Unapologetic » – Quelque chose pour lequel tu n’éprouves absolument aucun remord d’être fan(girl)

Je suis fan des petits objets, je trouve ça trop mimi et ça me fait craquer. Du coup, ils s’accordent super bien avec les livres de ma bibliothèque !

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres

Le 4ème et dernier tome de la saga La passe miroir ! J’ai tellement adoré cet univers que j’ai compté les jours avant sa sortie !

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque

J’ai la chance (et du coup la malchance) de travailler en bibliothèque. J’ai donc accès à tellement de documents que ma PAL explose et que j’ai la mauvaise habitude de commencer pleins de titres en parallèle.

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 10ème livre

Le 10ème livre de mon étagère du salon est La princesse de glace de Camilia Lackberg. Je l’ai découverts il y a plusieurs années et j’avoue ne pas avoir beaucoup de souvenir de ce titre. Vous le connaissez ?

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté

Les derniers arrivés dans ma bibliothèque sont mes cadeaux de Noël. Comme j’ai eu beaucoup de livres, je ne vous en citerai qu’un : une superbe édition pop up du Petit prince de St Exupéry.

Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit)

Le dernier livre qui m’a tenu éveillé est I am Still Alive d’Alice Marshall que je vous ai présenté dans ma PAL pour le cold Winter Challenge 2021. L’histoire est prenante, pleine de suspense et complètement addictive !

Et vous, qu’auriez-vous répondu à ces questions ? Ce TAG vous intéresse, n’hésitez pas à me mettre le lien vers votre chronique en commentaires, je serais ravie de lire vos réponses !

Pause jeunesse

Le combat de 9 étudiants contre la ségrégation : Sweet sixteen – Annelise Heurtier

9 étudiants noires envers et contre tous

1958. Dans l’Arkansas un des plus prestigieux lycée ouvre ses portes pour la première fois à des étudiants Noirs. 9 étudiants qui vont devoir se battre pour garder leur place dans ce lycée… Molly est l’une d’entre eux, plongée malgré elle dans une violence extrême…

Une décision majeure dans la lutte pour l’égalité

En mai 1954, la Cour Suprême des Etats-Unis rend inconstitutionnelles la ségrégation raciale dans les écoles publiques. Tous les établissements jusqu’alors réservés aux Blancs doivent maintenant ouvrir leurs enseignements aux Noirs. Dans les états du Sud profondément ségrégationnistes, cette décision est plus que contestée. Malgré tout, l’Etat tient bon et le prestigieux et renommé Lycée Central de Little Rock dans l’Arkansas est forcé d’accueillir 9 étudiants Noirs : Ernest Green, Elizabeth Eckford, Jefferson Thomas, Terrence Roberts, Carlotta Walls, Minnijean Brown, Gloria Ray, Thelma Mothershed et Melba Pattillo. Ce roman retrace l’histoire romancée de l’une d’entre eux, Melba Patillo.

Je vous avais parlé de ce roman dans ma petite sélection autour de #blacklivesmatter mais je n’avais encore pas eu l’occasion de me plonger entre ses lignes. Il m’a causé un véritable choc. Il fait pour moi parti des textes indispensables que chacun devrait lire au moins une fois.

Une réalité historique glaçante, violente

La violence imprègne la moindre des pages de ce roman. Ce n’est pas une violence visible, sanglante comme celle des romans policier ou des romans d’horreur. Celle-ci est plus sournoise, sombre. J’ai été heurté par des scènes que j’ai pu découvrir. Ce texte est glaçant et il m’a mis extrêmement mal à l’aise car il ne nous décrit pas un monde imaginaire, mais une réalité historique.

Si j’avais connaissance des horreurs perpétrées sur la population Noire aux États-Unis pendant la ségrégation, j’ai eu ici l’occasion de m’immerger dans la peau d’une jeune fille Noire. Insultes, humiliations, menaces, isolation, nous sommes témoin d’une haine à l’état pure et sans fondements. Nous constatons avec effarement les clichés véhiculés, servant d’excuses ridicules pour rejeter l’intégration de ces 9 étudiants. Tout cela est amené avec justesse est sensibilité par la très belle plume d’Annelise Heurtier.

Deux filles, deux ambiances

Ce roman est d’autant plus intéressant qu’il nous permet de connaitre plusieurs points de vue sur la situations. Les chapitres alternent en effet entre le point de vue interne de Grace, une jeune bourgeoise blanche venant d’une famille conservatrice et celui de Molly, une des 9 jeunes étudiants noires. Molly et Grace sont dans la même classe, ont des rêves de vie similaires mais vivent dans deux univers diamétralement opposés.

Grace Anderson est une jeune bourgeoise insouciante. Blanche, aisée, elle rencontre les préoccupations de toutes les jeunes filles de son âge : la mode, le garçons, les copines… Sa famille, comme celles de tous ses amis est très conservatrice et ségrégationniste. C’est à travers son regard que nous allons suivre les expéditions punitives menées contre les 9 élèves et les manifestations de parents mécontents. Cependant, au fil du récit se dessine également un espoir, celui d’une jeune fille remettant en question les réflexions de son entourage.

En décidant d’intégrer un lycée différent de ses camarades de quartier, Molly Costello est tiraillée entre une communauté blanche qui lui voue une haine farouche et une communautés noire qui, en plus de ne pas la soutenir, la traite d’inconsciente et de créatrice de problèmes. Malgré le cauchemar dans lequel elle est entraîné, Molly est courageuse, pugnace et surtout pleine d’espoir. Ce personnage est librement inspiré de Melba Patillo, une des véritables héroïnes de l’histoire américaine.

Le roman en bref

A travers les points de vue de Grace, une jeune bourgeoise Blanche venant d’une famille conservatrice et de Molly, une jeune fille Noire, Annelise Heurtier nous dépeint une Amérique profondément raciste et ségrégationniste. Une histoire vraie retraçant la lutte des 9 premiers étudiants à intégrer une école publique jusqu’alors réservée aux blancs. Un roman profondément heurtant, violent mais plus que nécessaire et actuel.

Sweet Sixteen
Annelise Heurtier
Casterman, 2014

Ma note : ★★★★★

Vous cherchez un autre titre autour du racisme ? Découvrez La jeune fille et le soldat d’Aline Sax. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !

Coin-blabla

Mon bilan du Cold Winter Challenge 2020

En ce début de mois de février, il est l’heure du bilan pour le Cold Winter Challenge 2020 ! Et oui, je suis plutôt dans les temps pour une fois !

Je suis une mordue de l’hivers !

Pour cette édition, j’ai lu 15 livres, dont 9 des 15 livres prévus dans ma PAL et j’ai écouté 3 fictions audios. Je suis encore en cours de lecture de American gods Neil Gaiman donc malheureusement, je ne pourrais pas l’ajouter à mon score du challenge.

Si je n’ai pas lu toute ma PAL, qui était très ambitieuse, j’ai quand même atteins mes objectifs grâce au menu bonus. Je suis une officiellement une « Mordue de l’hiver »: j’ai réussi à lire toutes les sous-catégories et tous les menus du challenge ! Je n’ai pas validé en intégralité le menu hivers mystérieux, c’est donc celui que j’ai échangé contre mon menu bonus. Pourtant, j’avais dans ma PAL des romans très intéressants et disponibles dans ma bibliothèque. Ce n’est que partie remise !

Ma meilleure et ma pire lecture du challenge

Si je dois vous conseiller une lecture incontournable dans toute ma PAL, ce serait Le Chagrin du Roi mort de Jean-Claude Mourlevat, une aventure palpitante et si bien écrit ! Mention spéciale également pour I am still alive de Kate Alice Marshall qui m’a donné des sueurs froides et des palpitations.

Si je dois vous déconseiller une lecture dans ma PAL, ce serait Fondre de Guillaume Poix. La sujet m’a vraiment beaucoup accroché à la lecture du résumé, mais je n’ai pas compris le traitement. Je me suis ennuyé, j’ai trouvé le contenu vide.

De la BD et des fictions audios

Encore une fois, je me suis surprise à dévorer plusieurs lectures graphiques. J’ai plongé dans les magnifiques pages du Loup de Rochette, qui je vous recommande chaudement, tant par ses illustrations que par son sujet.

Mon beau père m’a également conseillé Les Indes fourbes d’Alain Ayroles et Juanjo Guarnido, une très jolie lecture d’aventure.

J’ai aussi découvert l’univers de Lovecraft, chose que je voulais faire depuis très longtemps, grâce à une adaptation du très célèbre L’appel de Cthulhu en manga par Gou Tanabe. J’ai tellement accroché que j’ai décidé de prolonger l’expérience en écoutant en fiction radiophonique sur France culture Chuchotement dans la nuit, Des ombres sur Innsmouth et La chose sur le seuil. C’est prenant, imaginatif et plein de suspense. Si vous aimez les univers horrifiques foncez découvrir ce maître en la matière !

Et vous, quel est votre résultat à ce challenge ?
Vous voulez revoir en détails les règle du cold winter challenge ? Trouver des idées de lecture ? Rendez-vous sur mon article Ma PAL pour le Cold Winter Challenge – édition 2019.

Pause jeunesse

Neige, amour et chocolat : Flocon d’amour – John Green

Une tempête de neige pour une tempête d’amour

Alors qu’une terrible tempête de neige bloque le train, tous les voyageurs se retrouvent obligés de descendre à Gracetown, une bourgade perdue au milieu de nulle part. Jed, Jubilé et les autres voyageurs vont y passer un réveillon qu’ils ne sont pas près d’oublier !

Trois plumes pour trois nouvelles

Ecrit à trois plumes, ce roman compile trois histoires d’amours se déroulant pendant les fêtes de Noël. La première écrite par Maureen Johnson se nomme « Le jubilé express ». Elle nous conte l’histoire d’une jeune fille, Jubilé, obligée de partir chez ses grands-parents passer Noël à cause d’une sombre histoire de figurines et qui se retrouve bloqué dans le train par une tempête de neige. En décidant de le quitter, elle va faire une fantastique rencontre.

La seconde nouvelle, « Un miracle de Noël à pompons », écrite par John Green, conte l’histoire de trois adolescents voulant rendre visite à un de leur ami travaillant dans une Waffle House, pour une sombre histoire de twister et de pom-pom girls. Seulement voilà, le trajet n’est pas si grand mais la hauteur de la neige si..

La dernière, « Le Saint Patron des cochons » a été écrit par Lauren Myracle. Elle nous conte l’histoire d’une jeune fille, un peu égoïste, Addie, dont une sombre histoire de cochon nains va changer la vie.

Neige, chocolats et romances de Noël

Tempête de neige, amour, chocolat et aventures farfelues sont au rendez-vous. Si vous êtes fan de romances de Noël tous les ingrédients sont réunis pour vous faire passer un délicieux moment. Loin d’être une lecture que j’ai détestée, ce roman ne sera clairement pas celui qui marquera ma fin d’année car il reste très très léger. L’intrigue reste aussi simpliste et donc prévisible.

Le style également ne casse pas trois pattes à un canard, même s’il reste fluide. Les histoires sont toutes empruntes d’une ambiance chaleureuse, même si l’humour n’est pas très recherché. Le point fort de ce roman : le lien entre les différentes histoires, entrevu dès le début et qui se dessine au fil des récits.

Des personnages explorés en surface

Etant donné que nous somme sur des nouvelles, le développement des personnages reste superficiel. Ils restent néanmoins attachants. Les personnages principaux sont tous adolescents. Ces trois histoires marquent trois façons de s’aimer, avec tendresse et maladresse, à la manière d’adolescent.

Le roman en bref

Rédigé à trois plumes, ce roman conte trois histoires d’amour liés dans le froid de l’hivers. Un texte fluide, comme un téléfilm un peu gniangnian de Noël, pour les amateurs d’histoire d’amour légères.

Flocon d’amour
Lauren Myracle, John Green, Alice Delarbre
Hachette , 2015

Ma note : ★★☆☆☆

Vous cherchez un beau roman d’amour ? Découvrez La femme au carnet rouge d’Antoine Laurain. D’autres idées en lien avec ce roman ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !

Coin-blabla

Mon bilan livresque 2020

Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan de 2020 ! Comme toutes les années je suis loin d’avoir tenu toutes mes résolutions. Mais bon, qui les tiens ? xD

  • Lire au moins 130 livres afin de dépasser mon objectif livresque de l’année dernière

Avec cette année un peu particulière, je n’ai pas pris le temps de compter mes lectures, mais je penses avoir à peu près lu comme l’année dernière, où j’avais découvert 120 livres.

  • Lire 15 titres de ma wish list

Encore une fois, je n’ai pas tenu cette résolutions, mais j’y arriverai un jour !

  • Lire 5 essais

Cette année, je me suis beaucoup penché sur la question du féminisme. J’ai découvert Les couilles sur la table de Victoire Tuaillon, Sorcière de Mona Chollet , King kong théorie de Virgine Despentes. Je me suis égalment intéressé à la question de l’écologie et j’ai découvert La part du colibri de pierre Rabhi et Climats passés, climats futurs de Jean Jouzel.

  • Lire 5 livres de développement personnel

Je n’ai pas du tout eu envie de ça avec le confinement. J’ai plutôt souhaité découvrir des textes doudous.

  • Lire 5 ouvrages de littérature orientale et du Maghreb

Objectif tenu grâce à la poésie, j’ai découvert des recueils de Maram-al-Masri que j’adore, ainsi que de Salah Al Hamdani. J’ai également lu Terre et cendres d’Atiq Rahimi, un roman très fort que je vous recommande.

  • Lire des revues littéraires

Objectif rempli même si je ne les ai pas lu en continu. J’ai par ailleurs découvert la très belle revue éléphant, très riche et très intéressante.

  • Lire un roman en langue étrangère

J’ai commencé à lire un roman en espagnol, mais avec le confinement, je n’avais pas envie de me prendre la tête, alors je l’ai bien vite abandonné. Objectif à renouveler plus tard !

  • Lire 5 titres du même auteur

J’y étais presque avec les recueils de poésie de Maram-al-Masri, mais je n’ai ai découvert que 4 : Elle va nue la liberté, La robe froissée, Métro-poèmes et Par la fontaine de ma bouche. L’oeuvre de cette poétesses est sublime, je vous la conseille.

  • Continuer à publier au moins 1 article par semaine sur le blog

Heuuu… comment dire… Cette année c’était mission impossible car je n’ai pas encore réussi à trouver une bonne organisation qui me permettrai d’alimenter correctement le blog, le insta des livres et le insta des poésies. Mais je vais y arrivais, j’ai confiance !

  • Réussir à chroniquer toutes mes lectures romans

Bon bah du coup pour lui aussi c’est mort xD

Et vous, quelles étaient vos résolutions livresques ? Les avez-vous respectées ?