Pause jeunesse

Une île perdue, une quarantaine et des mutations : Wilder Girls de Rory Power

Confinement et maladie

Hetty, Reese et Biath vivent confinées sur une ile dans leur pensionnat. Infectées par un mystérieux virus, elle tentent de survivre à tout prix.

Un roman beau à l’extérieur mais creux

Après ce confinement où j’ai bien fait baissé ma PAL, j’ai décidé de me rendre en librairie pour découvrir des petites nouveautés. Je suis tombé sur ce roman, dont la très belle couverture m’a tapé dans l’œil. Le résumé avait l’air fort attractif et je me suis laissé tenté par ce qui s’avère être ma pire déception de cette année 2020.

Une maladie intéressante mais incohérente

Si l’intrigue de ce roman m’a beaucoup attirée, j’ai eu du mal à entrer dans le récit. La construction globale ne m’a pas convaincu. La tox est une maladie très complexe, qui créée des mutations génétiques différentes en fonction des personnes. Malheureusement, le récit la donne à voir en superficialité. Pourtant, il développe de nombreuses opportunités qui auraient pu servir à construire une véritable explication autour de la maladie. J’ai trouvé le dénouement simpliste et je suis restée sur ma faim. La maladie qui est la base de ce récit est passée au second plan, relayée par les relations humaines, très superficielles par ailleurs.

L’auteur a voulu créer du suspense dans son récit. Cependant, j’avais l’impression d’être face à des morceaux de texte imbriqués les uns à la suite des autres, des ensembles d’hypothèses sans aucun liant. Rien n’est développé, ni la maladie, ni les intrigues parallèles, ni les relations entre les personnages. Pourtant, ce roman fait plus de 400 pages…

Des personnages clichés et peu attachants

Je pense que les personnages sont l’ingrédient qui a complètement bloqué ma lecture. Je n’ai absolument pas réussi à m’attacher à eux. Qu’importe ce qu’il pouvait leur arriver au cour du récit, je n’éprouvais aucune empathie et les morts me laissaient dubitative.

Il faut dire que les caractères présentés sont tous caricaturaux et clichés. Nous suivons dans ce récit trois personnages principaux, Betty, Biath et Reese liées par une forte amitié. Enfin, c’est ce que le texte nous dit mais dans les faits, je trouve plutôt leur amitié superficielle et même malsaine.

Toutes trois sont des adolescentes en crise identitaire, solitaires car blessées mais courageuses et qui, à la manière d’un mauvais film d’action, se relèvent malgré des blessures atroces. J’ai l’impression que l’auteur a compilé dans ces trois jeunes filles les caractéristiques préférées de ses lecteurs cibles, sans aucun liant. Le plus désolant : une histoire d’amour lesbienne qui n’a aucun sens, n’est pas développée et n’apporte franchement rien au récit.

Le roman en bref

Si la couverture et le résumé de ce roman m’ont fortement attirés, ce dernier manque terriblement de substance. Les personnages ne m’ont pas touchés, l’intrigue part dans tous les sens et perd de vu le sujet central : le virus. Une déception livresque malgré un sujet très intéressant, dommage…

Wilder girls
Rory Power
Robert Laffont, 2020

Ma note : ★☆☆☆☆

Vous cherchez un roman autour d’une pandémie ? Vous aimerez aussi La forêt des damnés de Carrie Ryan.
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Coin-blabla

J’ai testé et validé les lectures communes

Le coin des débats est de retour ! Merci par ailleurs pour vos commentaires sur le premier article de cette série ! Aujourd’hui, petit retour d’expérience sur ma lecture commune avec @mlle_cailloux_bouquine.

Ça fait quelques années que je vous parle de mon envie de tenter l’expérience, c’était d’ailleurs l’une de mes résolutions livresques. C’est chose faite !

Notre organisation

Dans un premier temps, nous nous sommes mise d’accord sur un titre en commun, ce qui ne fut pas très dure car nous lisons toutes deux relativement les mêmes titres. Comme moi, elle dévore par mal de romans adolescents, nous avons donc décidé de lire ensemble le dernier roman de Marie Pavlenko Et le désert disparaîtra et nous avons convenu d’une date de départ.

Nous avions en effet eu toute les deux un coup de cœur pour son premier roman et très hâte de découvrir son second. Elle l’avait par ailleurs acheté bien avant moi et je l’ai torturé en la faisant attendre xD

Comme je suis une lectrice plus rapide qu’elle, nous avons décidé de lire chacun de notre côté l’intégralité du roman puis d’en parler par la suite. Du coup, elle s’est vengé en me faisant attendre pour en parler 😉

Ce que j’aime avec les lectures communes

J’ai beaucoup apprécié cette lecture commune. Même si je peux échanger avec vous, ou sur mon Instagram, c’est également plaisant de pouvoir en parler plus longuement, en direct, et surtout avec plus d’interactions.

Nous avons par ailleurs eu un regard complètement différent sur le roman. Je vous en avait par ailleurs parlé dans ma chronique. Pour moi, ce roman fut un véritable coup de cœur. Elle a regretté sa lenteur et son peu d’actions, ce qui est pour moi le charme du roman. 

J’ai aussi adoré fouillé dans ma PAL avec elle pour regarder les titres que nous avions en commun. Ça permet d’en savoir encore plus sur les goûts de l’autre et également de faire de petit emprunts futurs de titres qui nous font de l’œil ! 

Puis une lecture commune, c’est ultra-motivant. Ça permet de faire sortir des titres qu’on avait oublié de notre PAL et je trouve qu’avoir un objectif est un super moyen de sortir d’une panne de lecture.

Mes futures lectures communes

Je compte bien renouveler l’expérience, avec@mlle_cailloux_bouquine, nous avons déjà sélectionné d’autres titres dont un pour le cold winter challenge de l’année prochaine, s’il est toujours d’actualité.

J’aimerai aussi pouvoir avoir plus d’interactions en cours de lecture. Il faudrait pour cela qui je lise plus doucement ou que je trouve une personne qui a une vitesse de lecture similaire à la mienne. 

J’aimerai aussi essayé de lire un titre à plus de deux personnes. Est-ce que vous connaissez des personnes ou des blogs/sites qui proposent régulièrement des lectures communes ?

Cette fois, je suis resté dans ma zone de confort, mais je pense que les lectures communes peuvent également être l’occasion de découvrir des livres vers lesquels on ne serait pas allés naturellement.

Et vous, vous avez déjà fait une lecture commune ? Qu’en avez-vous pensé ?
Vous avez envie de faire une lecture commune avec moi ?  N’hésitez pas à m’envoyer un message !
Des avis, des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire !

Coin-blabla

#Youtubeusesday : 5 booktubeuses qui m’inspirent !

Jeudi c’était le #Youtubeusesday ! @Pretemoitaveste a mis en avant dans sa story Instagram des comptes de Youtubeuses qui l’inspirent et je me suis dit que ce serait un sujet d’article intéressant. J’ai donc décidé de vous partagez mon petit top 5 des comptes booktubes que je préfèrent en ce moment.

Bien entendu, cette sélection représente un micro-panel de ce qu’il se fait sur Booktube. C’est un univers extrêmement riche, et je suis loin de connaitre toute les propositions !

Le souffle des mots 

C’est un des incontournables du booktube français. Active depuis 2013, Le souffle des mots cumule aujourd’hui 66,4k d’abonnés sur Youtube. Elle nous parle surtout de littérature jeunesse/ adolescente.

C’est la Youtubeuse que je suis le plus, je ne loupe aucune de ses vidéo. Je la trouve rayonnante, très sympathique et surtout, elle pourrait me faire lire n’importe quoi car elle transmet à merveille sa passion pour les bouquins.

Jeannot se livre

Active depuis 2017, Jeannot se livre cumule 28,3k d’abonnés sur Youtube. Elle parle de littérature générale et discute autour de nombreux sujets du monde du livre.

C’est la fun de la bande ! Je trouve que c’est un des contenus les plus originaux que je connaisse de booktube et je le trouve hyper inspirant. En plus ses nouvelles miniatures sont super chouettes !

Alex bouquine en prada

Active depuis 2016, elle cumule 14k d’abonnés sur Youtube. Elle a un contenu très diversifié. Elle parle de roman jeunesse ou de littérature générale, de manga, de BD et d’essai.

Elle trouve à son audience des petits surnoms supers marrants à chaque début de vidéo. J’adore le fait qu’on puisse retrouver de tout sur sa chaine. Elle est marrante, passionnée et super pertinente sur ses chroniques. Bref, j’adore l’écouter !

Margaud liseuse

C’est une autres des incontournables de booktube. Elle est active depuis 2007 et elle cumule 70,1k d’abonnés.

Elle était jusqu’à l’année dernière l’organisatrice du cold winter challenge que je ne manque jamais. J’aime ses vidéos car elles dégagent une ambiance chaleureuse et détendu. Elle aussi a des lecture plus diversifié et c’est sympa !

Lemon june

Active depuis 2013, elle cumule 30,9k d’abonnés sur sa chaîne. Elle a un contenu diversifié mais parle plus particulièrement de littérature générale et de manga.

Pour moi, ce sont les vidéos les plus réfléchies et construites des chaînes que je regarde. Elle aussi pourrait me faire lire n’importe-quoi. Je la trouve passionnante à écouter. C’est elle qui m’a par ailleurs fait découvrir Murakami par exemple.

Et vous, vous consommez des vidéos Booktubes ? Avez-vous des booktubers que je n’ai pas cité à mon conseiller ?
Vous êtes sur Booktube, c’est le moment de faire de la pub, lâchez votre compte en commentaire !
Des avis, des suggestions ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire !

Découvertes Adulte

Un nouveau regard sur le quotidien : Métro-poèmes de Maram al-Masri

« Vavin

On l’attend avec ou sans
Patience
On l’attend avec des larmes
On l’attend
et nos yeux sont fixés dans sa direction
On l’attend
En faisant autre chose
sûr qu’il va arriver

Lent et majestueux
avec des yeux jaunes ou argentés
il rampe
se tord puis
serpent métallique
s’arrête
pour nous avaler avec les autres
et repartir.

La vie quotidienne en poésie

En me rendant en librairie après le confinement, je suis tombé sur le nouveau recueil de Maram al-Masri, dont je vous ai déjà beaucoup parlé sur ce blog. Comme je suis très fan de sa poésie, je n’ai pas pu résister et ni une ni deux il fut dans mon panier ! Comme toujours, sa plume est simple, précise et minutieuse mais le sujet de ce recueil diffère totalement de ceux que j’ai découvert précédemment.

Maram al-Masri peint dans ce recueil la vie quotidienne en poésie. Elle met en lumière, à travers ses observations, des détails que nous croisons également, mais sur lesquels nous ne nous attardons jamais. N’est-ce pas là une des fonctions majeures de la poésie ?

Une forme originale

Métropoèmes n’aurait pas pu porter un nom plus approprié. L’auteure nous amène avec elle dans ses trajets de métro, appartant les stations de Paris. Le recueil est par ailleurs chapitré avec les titres des stations qu’elle rencontre. Ses poèmes raconte notre quotidien dans les transports en commun, ces personnes que l’on rencontre, que l’on ne voit plus, ces éléments qui nous heurtent, qui nous blessent ou qui nous réchauffent le cœur. L’autrice nous partage également les poèmes des autres de Nazim Hikmet en passant par Guillaume Apollinaire, Michel Baglin ou Nikos Kazantzakis. Nous sommes les petites fourmis penchées sur son épaule, nous regardons le monde à sa hauteur. Les textes sont pleins d’émotions, d’humour et d’amour.

N’étant pas familière du métro Parisien, j’ai été moins touché par ce recueil, probablement car je suis passée à côté de pas mal de références. Mais si vous avez la chance de lire ce texte dans la métro, je pense que l’expérience promet d’être très intéressante et enrichissante.

Le texte en bref

En nous partageant son trajet de Métro, Maram al-Masri met en lumière des éléments quotidiens qui nous échappent. De stations en stations, elle nous partage ses doutes,  ce qui la met en colère, la touche… Un recueil plein d’émotions à déguster dans le métro.

Métro-poèmes
Maram al-Masri
Bruno Doucey éditions, 2020

Ma note : ★★★★☆

Vous cherchez un autre recueil de Maram al-Masri ? Découvrez également Elle va nue la liberté.
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Pause jeunesse

La fin d’une belle saga : La passe miroir (4) : La tempête des échos – Christelle Dabos

L’effondrement total approche…

Les arches se disloquent de plus en plus, les effondrements sont de plus en plus fréquents. Ophélie et Thorn doivent donc de toute urgence trouver l’Autre afin de sauver leur monde.

Le point d’orgue d’une magnifique saga

C’est la fin d’une exceptionnelle saga qui m’aura fait vivre des moments intenses. Un tome, qui m’a fait passer par toutes les émotions. Au début, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et je crois que je ne suis pas la seule. Il faut dire que c’est un tome très compliqué. Je pense que pour réellement l’apprécier, malgré le résumé du début, il faudrait relire les précédents. Mais je n’ai pas eu le courage de me replonger dans 1500 pages avant de connaitre le dénouement !

Une saga réaliste

La littérature jeunesse à parfois ce coté un peu gnian-gnian où toutes les choses finissent dans l’ordre, tout revient à la normal. Même si on est dans un livre de fantasy, Christelle Dabos a réussi à insuffler du réalisme dans son récit. La vie est une succession de moment bon comme mauvais. Des éléments se démêlement et d’autres sont insolubles. C’est ce qu’on retrouve dans cette saga, jusqu’à son dénouement.

Des nouvelles intrigues déroulées

Pour clore cette saga, nous ne changeons pas d’arche pour la première fois : nous restons sur Babel la mystérieuse. Ce dernier tome est déroutant : Au lieu d’exploiter la matière des précédant, il développe de nouvelles intrigues et nous présente de nouveaux lieux, si riches, qu’ils auraient mérités un tome à eux tous seuls !

Toutes ses nouvelles pistes donnent en premier lieu une impression de fouillis. Mais dans la dernière partie du roman, des liens vont se construire entre les différents éléments, des pelotes vont se démêler et le tout va donner une encore plus grosse épaisseur à l’univers de Christelle Dabos.

Je ferme ce dernier tome avec un sentiment étrange, comme si j’allais attendre avec impatiente l’arrivée d’une suite l’année prochaine. Christelle Dabos ferme les pages de ce récit, mais elle en ouvre pleins d’autres en laissant place à notre imaginaire. Si vous aimez écrire des fans fictions, je pense que vous avez matière à explorer !

Des personnages humains, réalistes, entiers

C’est un vrai bonheur de retrouver Ophélie, qui est un de mes personnage coup de cœur de la saga. Son histoire avec Thorn est superbe. Elle s’est nouée petit à petit et sublimée dans le dernier tome.

Comme toujours, nous retrouvons des personnages riches, imaginatifs. J’ai beaucoup aimé ne pas être dans un univers polarisé. Les personnages sont tour à tour bons et méchants, en fonction de leurs choix. Humains, réalistes, entiers.

Le roman en bref

Avec ce dernier tome si attendu , Christelle Dabos pose le point final d’une exceptionnelle saga. Nous retrouvons son univers très imaginatif et ses personnages tellement attachants. Un dernier tome très riche en nouvelles intrigues qui aurait mérité d’être séparé en deux mais qui laisse pleins de pistes à explorer…

La passe miroir (4) : La tempête des échos
Christelle Dabos
Gallimard jeunesse, 2019

Ma note : ★★★★☆

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Actu'litté

#blacklivesmatter

Aujourd’hui je bouscule un peu mon planning de publication pour vous proposer du contenu en lien avec une bien triste actualité. Je me suis pas mal interrogée sur ce que je pouvais faire à mon échelle pour participer au mouvement de soutient et j’ai décidé de vous faire une petite sélection de 5 titres qui nous parle de racisme et de lutte. Parce que je crois que l’éducation est la réponse à nos problème et qu’elle peut venir de nombreuses sources, dont la lecture :

The hate U give
Angie Thomas
Nathan, 2018


Starr, seize ans est une jeune fille noire vivant dans un quartier rythmé par les trafics et les descentes de police. Elle voit sa vie basculer quand son ami Khalil est tué par des policiers devant ses yeux. Elle est la seule témoin, mais elle va se battre pour la justice.

Entre chiens et loups
Malory Blackman
Milan, 2005


Dans le monde de Stacy, les noirs sont la classe dominante, dirigeante. Les blancs sont opprimés, dominés. Stephy est noire et fille de ministre. Elle est amoureuse de Callum, blanc et fils de rebelle. Ils n’ont pas le droit de s’aimer et pourtant…

Sweet Sixteen
Annelise Heurtier
Casterman, 2014

1958. Dans l’Arkansas un des plus prestigieux lycée ouvre ses portes pour la première fois à des étudiants noirs. 9 étudiants qui vont devoir se battre pour garder leur place dans ce lycée…

Leon
Leon Walter Tillage
L’école des loisirs, 1999

Leon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord. Jeune noir, fils de métayer et petit-fils d’esclave, il voit un jour son père mourir, tué par des blancs. Un jour, il décide de se battre et de suivre Martin Luther King dans son combat pour l’égalité.

La couleur des sentiments
Kathryn Stockett
Actes Sud, 2011

Mississippi, 1962. Les loi raciales font autorités. Skeeter, une jeune bourgeoise blanche va se lier d’amitié avec Minny et Aibileen, deux bonnes noires. Ensembles, elles vont tenter de faire bouger les choses.

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Des avis, des suggestions, je serais ravie de vous lire.

Actu'litté

5 actu’littés de mai

Prix littéraires

Colson Whitehead remporte le prix Pulizer de littérature 2020 avec son roman The Nickel Boys. C’est la seconde fois qu’il remporte ce prix. La parution française de son roman est prévue pour le mois d’août.

Les sorties qui font du bruit

Nostalgiques de Twilight ? Vous allez êtres servi ! Stéphanie Meyer offre cet été une nouvelle version de la fameuse romance entre Bella et son beau vampire. Cette fois, elle nous fait vivre les aventures dans la peau d’Edward.

J.K.Rowling a aussi du nouveau dans sa manche !  Elle a annoncé la publication d’un nouveau conte pour enfant. Les deux premiers chapitres sont d’ailleurs déjà disponibles sur le site internet « The Ickabog » et chaque jour des chapitres seront ajoutés !

Des livres au cinéma

Fan des Hauts du Hurlevent ? Un biopic sur la vie d’Emilie Bronté est en préparation. C’est Emma Mackey qui incarnera l’autrice à l’écran, une actrice qu’on a notamment pu découvrir dans la série Sex education. Intitulé Emily se biopic sera réalisé par Frances O’Connor. Son tournage débutera en 2021.

Des livres en série

Le 14 mai, Rick Riordan a annoncé une bonne nouvelle sur Twitter : sa série Percy Jackon va être adapté en série par Disney+.

Que pensez-vous de ces actualités ?
Vous aimeriez partager une actualité littéraire qui vous a marqué ce mois-ci ? N’hésitez pas à laisser un commentaire !
Des avis, des suggestions, j’attends vos retours sur cette nouvelle rubrique.

Découvertes Adulte

Survivre dans le paroxysme de l’horreur – La route de Cormac McCarthy

Un monde anéanti

Dans un monde recouvert par la cendre, un homme et un enfant errent sur la route. Leur but, s’éloigner le plus possible des montagnes et du froid, pour atteindre la mer, au sud. Mais sur la route, de nombreux dangers les guettent et toute trace d’humanité a disparue.

Adieu humanité

C’est une collègue qui m’a conseillé ce roman, que j’ai eu la chance de trouver dans la boite à livre de ma bibliothèque. Il représente le type de roman que j’aime lire en ce moment ! Les premières pages m’ont clairement décontenancé. Ce roman post-apocalyptique pose la question : comment survivre quand l’humanité (dans la sens de la manière d’être et en tant qu’espèce) a disparu ?

La plume est parfois très belle, avec de belle métaphores et vocabulaire précis mais j’ai été extrêmement désamorcé par certaines tournures de phrase comme l’usage excessif du « et » et des répétitions. Ce choix créé un rythme particulier mais est dérangeant pour la lecture. Les premiers chapitres ont été douloureux pour moi, mais l’histoire et assez prenante pour nous faire oublier ces détails stylistiques. Ce style assez déroutant m’a beaucoup étonné car ce roman a reçu le prix Poulizer en 2007.

Humains-monstres et cadavre

Dans ce monde, les animaux ont également disparu et les espaces sont recouverts par la cendre. Les hommes vivent avec des masques, leurs pas laissent des traces de pied noircies. L’eau est noires. Les arbres sont soit brûlés, soit mort étouffés par la cendre. Le roman pose une atmosphère extrêmement lugubre avec une hypothèse très sombre de fin du monde. Contrairement à d’autres roman post-apocalyptique que j’ai pu découvrir où la nature, les végétaux et les animaux ont repris leur droit, l’auteur traite ici d’un univers qui a presque totalement disparu et dont les seuls restes sont les friches humaines.

Une atmosphère glaçante, suffocante, horrifique

Cette omniprésence du gris fait écho aux émotions de nos personnages et aux autres êtres humains qu’ils rencontrent lors de leur périple. L’homme et l’enfant errent sur la route, autoroute dévastée, entre humain et bête dont le seul but et de trouver à manger. Au fil de la route ils vont explorer dans maisons, des villes, en cherchant le moindre objet utile à leur survie. Il ne reste presque plus rien, ce qu’ils trouvent ne sont que des miettes laissées par d’autres personnes passées précédemment.

Nos personnage sont également confrontés au froid, un froid qui les glaces jusqu’aux os. L’auteur trouve les mots extrêmement juste pour poser une atmosphère glaçante, suffocante, prenante, horrifique. Il décrit, à travers des scènes atroces, le paroxysme de l’horreur que nos deux personnages sur la route. Les seuls humains rencontraient sont les cadavres et reliquats d’une ancienne vie que nous conte, par petite touche l’homme quant il parle à son enfant.

Il ne lui laisse aucune illusions. Contrairement à d’autres romans du genre, l’homme et l’enfant ne porte en eux aucun espoir. Aller plus loin n’est pas espérer retrouver l’humanité mais juste vivre un jour de plus. L’humanité qu’ils croisent sur la route est loin d’être bienveillante et accueillante. Les humains que rencontrant l’homme et l’enfant sont tous les ennemies, qu’ils souhaitent leur voler leur bien ou les dévorer.

Des personnages déshumanisés

Le lecteur n’est pas amené à s’identifier aux personnages. Déshumanisés, ils ne portent pas de nom, n’ont pas d’identité propre. Les seuls éléments que l’auteur nous donne à voir sont des scènes de survie et quelques brides du passé de l’homme qu’il conte à l’enfant. Seule once de positivité, l’amour que porte l’homme à l’enfant et qui le pousse parfois à prendre des risques.

Le roman en bref

Malgré un style déroutant, à cause notamment de la répétition du « et », ce roman reste prenant et addictif. Nous suivons la fuite de l’homme et l’enfant à travers des paysages décimés par la cendre. L’humanité restante est devenue cannibale et montreuse. Plus aucun espoir, pour le lecteur, comme pour les personnages. L’auteur nous dresse ici un portrait sans détour d’une humanité détruite et vouée à l’extinction totale.

La route
Cormac McCarthy
Editions de Noyelles, 2008

Ma note : ★★★☆☆

Vous cherchez un autre roman post-apocalyptique ? Vous aimerez aussi The rain de Virginia Bergins.
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Pause jeunesse

Une ode à la préservation de la nature : Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko

Couverture de "Et le désert disparaîtra" de Marie Pavlenko

Des arbres pour survivre

Samaa vit dans un monde futuriste où l’intégralité de la surface de la terre, ou presque, a disparue ensevelie sous le sable. Elle vit avec son peuple nomade dans le désert. Pour survivre, ils traquent les derniers arbres, les coupent et les vendent à la ville. C’est un travail d’hommes, les femmes, elles, restent au campement pour faire les taches ménagères, s’occuper des enfants… Mais Samaa rêve de devenir un chasseur d’arbre. Un jour, elle décide de désobéir et suivre les hommes à travers le désert. C’est là qu’elle va véritablement rencontrer l’arbre.

Renaissance et nature

J’ai découvert ce roman dans le cadre d’une lecture commune avec @mlle_cailloux_bookine et nous avons eu toutes les deux un avis différent. J’avais déjà découvert Marie Pavlenko dans Un si petit oiseau. Il m’avais ému, tant par le sujet ; la renaissance ; un sujet puissant et fort, que par l’amour que Marie Pavlenko transmet pour la nature. Et le désert disparaîtra est dans la droite ligne de cette thématique.

Un objet-livre parlant

Pour parler dans un premier temps de l’objet-livre en lui-même, il a été réalisé avec des forêts durables, en France, avec de l’encre d’origine végétale. Il n’a pas été plastifié… Le marque-page offert avec le livre était également en papier recyclé. Même si la couverture est très simple, beige avec des petites feuilles, on ressent déjà la teneur du message transmis à l’intérieur du livre.

Une lenteur et une solitude poétique

Ce texte se construit tout en lenteur, c’est une petite dentelle où on voit apparaître chaque jour une nouvelle maille. Nous ressentons l’attente de Samaa, le temps qui se dilate, lentement, son sentiment de solitude. Cette lenteur nous permet d’explorer avec l’héroïne les choses que l’on oublie de voir dans notre vie quotidienne prise dans cette vitesse, cette course. Elle est le vecteur de poésie du récit.

Nous observons avec Samaa la nature, comme nous pouvons d’ailleurs le faire lors de ce confinement, dans tous ces détails : les petits insectes qui peuplent l’arbre, les grains de sables, les feuilles qui tombent. Nous découvrons l’incroyable biodiversité que peut accueillir un arbre.
Ce texte m’a beaucoup touché et fait écho à des éléments de mon quotidien. J’ai la chance d’avoir à côté de mon balcon deux magnifiques cèdres, sur lesquels je peux observer des oiseaux, un écureuil… Et je sais que si je descend et que je fais comme Samaa, je m’assoie à coté du tronc, je pourrais percevoir ce qu’elle perçoit et ressentir la fascination pour l’arbre qu’elle ressent.

Une héroïne courageuse et curieuse

Samaa est courageuse, pugnace. C’est une jeune femme pleine d’ambition qui va contre les dictas de son peuple. Elle décide de suivre son cœur et choisir son futur malgré la non-conformité avec la place de la femme dans sa tribu. Elle est aussi curieuse et ouverte.

Samaa connait l’arbre uniquement comme une denrée qui lui permet de survivre, elle ne connait pas la faune ou la flore qu’il abrite. Avant sa mésaventure, les arbres étaient des créatures presque monstrueuses, des dangers pour l’homme à éliminer. Au fur et à mesure, elle va se rendre compte que l’arbre est créateur de vie. Elle nous fait partager cela au fil des pages, jusqu’à la fascination.

Le roman en bref

Un magnifique texte, où la lenteur, la solitude et le silence sont les clés pour découvrir notre incroyable écosystème, la vie que peux abriter un arbre. Et le désert disparaîtra est un texte puissant, une ode à la préservation de la nature.

Et le désert disparaîtra
Marie Pavlenko
Flammarion jeunesse, 2020

Ma note : ★★★★★

Vous cherchez un autre titre avec un message écologique ? Vous aimerez aussi L’attrape rêves de Xavier-Laurent petit.
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Coin-blabla

TAG : 50 questions livresques

Tag : 50 questions livresques

Aujourd’hui, je reviens avec un petit TAG sur moi, ça fait longtemps et je sais que vous aimez ça. Je l’ai trouvé sur le blog de Eleag et ses chroniques.

1.Quel est le dernier livre que tu as fini, et quand ?

L’amant de la Chine du Nord de Marguerite Duras. Un magnifique texte, je suis entrain de vous écrire la chronique.

2. Ta lecture en cours ?

Seul sur la mer immense de Michael Morpurgo. Il m’a redonné beaucoup envie quand je vous ai rédigé l’article « My bookshelf in color ».

3. Le livre que tu penses lire après tes lectures en cours ?

Aucune idées, je choisirai selon mon humeur du moment 😉

4. Le dernier livre ajouté à ta PAL ?

C’était Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko que j’ai déjà lu et adoré.

5. Le dernier livre que tu as relu ?

Je n’ai jamais relu un livre pour l’instant mais si je le fait, se sera sûrement les Harry Potter.

6. Le dernier livre que tu as vraiment, vraiment aimé ? 

La dernière excellente lecture que j’ai faite est Madeleine project de Clara Beaudoux.

7. Ton dernier livre acheté ?

Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko. Une superbe découverte par ailleurs !

8. Livre de poche, ou grand format ? 

Les deux, j’achète plus de livres de poches parce qu’ils sont moins cher et plus faciles à transporter mais certaines couvertures méritent les grands formats. Je pense qu’on se comprendra si je vous dit La passe-miroir

9. Young adult, New adult ou adult ? Pourquoi ? 

Je n’ai pas de préférence, comme toujours, c’est en fonction de mes humeurs.

10. Sci-fi ou fantasy ? Pourquoi ? 

Science-fiction en ce moment mais j’aime aussi la fantasy. Je pense que j’en ai trop lu étant ado et que du coup j’avais envie d’explorer d’autres genres.

11. Classique, ou moderne ? Pourquoi ? 

Moderne. Je préfère lire des textes qui font l’actualité mais je ne dis pas non à un petit classique de temps en temps. Ils sont aussi importants car notre littérature moderne s’en inspire souvent.

12. Mémoire politique ou mémoire comédie ? Pourquoi ? 

Je n’ai encore jamais lu de mémoire. Ce n’est pas un genre qui m’attire donc je ne saurais pas répondre à cette question.

13. Un livre avec une mauvaise adaptation ?

The rain de Virginia Bergins a été littéralement massacré par Netflix…

14. Un film meilleur que le livre ?

Je n’en ai aucun en tête. Par contre un film aussi bien que le livre, je pense directement à Ma vie de courgette.

15. Qu’est-ce que les livres ont changés dans ta vie ?

Les livres font partie intégrante de ma vie. Ils m’accompagnent chaque jour, où que j’aille et ils sont aussi mon outil de travail au quotidient.

16. Si tu devais emmener 3 livres sur une île déserte ? Lesquels ? Pourquoi ?

Je prendrai Capitale de la douleur de Paul Eluard, sans doute un de mes recueils de poésie préféré ainsi qu’un intégral des contes de Perault pour pouvoir explorer plusieurs histoires et l’Odysée d’Homère pour pouvoir m’évader.

17. Si tu avais une librairie quel nom lui donnerais-tu ? 

Un truc comme au bonheur des livres ou entre les pages ?

18. Quel personnage te ressemble le plus ?

Aucune idée.

19. Quel personnage te ressemble le moins ? 

Idem. Je ne suis pas forte pour ça.

20. Meilleure lecture pour l’été ?

Je n’ai pas forcément de livre préféré pour l’été même si j’ai plutôt tendance à lire des romans contemporains ou des textes plus légers. C’est aussi le moment où je dévore les briquasses de ma PAL.

21. Meilleure lecture d’hiver ? 

En hiver, je suis plus littérature de l’imaginaire. Elle me permet de m’évader en temps de grisaille, sous mon plaid, sur mon canapé.

22. Liseuse, ou pas ? Pourquoi ?

Je n’ai pas de liseuse parce que je préfère lire un livre papier. D’ailleurs, malgré la taille minuscule de mes sacs, j’en ai toujours un sur moi (même dans une poche). Puis, je bosse dans une bibliothèque alors j’ai tous les livres que je veux à disposition. Après, je ne suis pas contre les liseuses peut-être en aurais-je une un jour, qui sait ?

23. Book depository, ou Amazon ? 

Ni l’un ni l’autre. Je ne souhaite pas acheter mes livres en ligne. Je trouve qu’il est important de soutenir les librairies car elles sont garantes de la diversité de la production littéraire. Puis, je ne souhaite pas donner mon argent à ces grosses plateformes comme Amazon, qui ne respectent pas leurs employés et détruisent des emplois. Je n’utilise ces plateformes que lorsque je ne trouve pas un produit dans les magasins physiques.

24. Préfères-tu acheter tes livres en libraire, ou sur internet ? 

Je n’achète jamais de livres en ligne. Je préfère aller les acheter directement dans une librairie indépendant ou chez Emaüs.

25. Si tu pouvais être un personnage juste une journée ? Pourquoi ?

Hermione Granger. C’est la véritable héroïne de HP pour moi, une fille courageuse, forte et brillante.

26. Quel personnage voudrais-tu être pour toute une vie ? Pourquoi ?

Aucune idée.

27. Si tu pouvais changer quelque chose que tu lis dans les romans que tu lis en général ?

Les histoires d’amour gnangnan, très souvent elles me gâchent la lecture.

28. Combien de livres as-tu lu cette année ?

Pour le moment, j’en ai compté 43. Je n’inclue pas les mangas et les albums jeunesse.

29. Comment ranges-tu ta bibliothèque ? 

Par couleur. Je trouve que ça fait super joli dans une pièce ça apporte tout de suite une touche de couleur et un côté chaleureux.

30. Qui est ton auteur préféré ? 

Je dirais Pierre Bottero, en tous cas c’est celui que j’ai lu plus lu.

31. Qui est ton auteur contemporain préféré ? 

Dure à choisir : Delphine de Vigan, Maylis de Kerangal, Carole Martinez, Sorj Chalandon, Sarah Crossan mais je dois en oublier.

32. Qui est ton auteur fantasy préféré ? 

Pour le moment, je n’ai pas eu de véritable coup de coeur dans cette catégories donc je ne peux pas vous citer d’auteurs préféré.

33. Qui est ton auteur Sci-fi préféré ? 

Idem.

34. Donne-nous tes 5 couples favoris ? 

Eleanor – Park : Eleanor and Park de Rainbow Rowell

Ophélie – Thorn : La passe miroir de Christelle Dabos

L’enfant – Le Chinois : L’amant de la Cine du Nord de Marguerite Duras

Chems – Louise : L’attrape rêve de Xavier-Laurent Petit

Elio – Olivier : Appelle-moi par ton nom d’André Aciman

35. Un livre terriblement sous-estimé ? 

Aucun ne me vient en tête pour l’instant.

36. Cites un livre terriblement sur-estimé ?

Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. L’histoire est chouette, mais sans plus pour moi.

37. Combien de livres as-tu dans ta bibliothèque actuellement ?

J’ai arrêté de compter depuis bien longtemps. J’ai deux étagères remplies en ce moment mais c’est très variable, je ne garde pas tout ce que j’achète.

38. Dans quelle langue lis-tu le plus ?

En Français, j’ai testé l’anglais mais c’était trop compliqué pour moi.

39. Ton livre d’enfance préféré ? 

Je ne m’en souvient plus mais je sais que je lisais déjà beaucoup.

40. Un de tes livres préféré à l’adolescence ? 

J’étais une grande fan de Pierre Boterro, après je ne saurais pas dire lequel de ses titres j’ai préféré.

41. As-tu une carte de bibliothèque ? 

Vu que c’est aussi mon lieu de travail, je lis presque exclusivement des bouquins de la bibliothèque.

42. Quel est le meilleur livre que tu aies lu à l’école ?

Celui qui m’a le plus marqué est L’omelette au sucre de Jean-Philippe Aroud-Vignou. Je me rappelle avoir tanné mes parents pour qu’ils m’achètent la suite.

43. Es-tu le genre de personnes à lire un livre à la fois, ou plusieurs ? 

Je lis tous le temps plusieurs livres à la fois, je ne tiens pas en place !

44. Aimes-tu écouter de la musique en lisant ? 

De temps en temps mais je préfère lire sans.

45. Qu’est-ce que tu manges en lisant ? 

Des chocolats, des bonbons, que des cochonneries !

46. Qu’est-ce que tu bois en lisant ? 

Du thé évidemment ! Froid ou chaud selon la saison 😉

47. Que fais-tu pour sortir d’une panne de lecture ? 

Rien de particulier, j’attend que ça passe. Vous avez des solutions ?

48. Quel est le meilleur endroit pour lire ?

Au bord de l’eau ou sous un arbre. C’est un vrai bonheur pour moi de sentir la nature autour de moi et le soleil sur ma peau lorsque je lis.

49. Quelle est la période que tu préfères pour lire ? 

Dès qu’il commence à faire soleil et que je peux mettre le nez dehors. Après, je ne suis pas contre un petit moment cocooning en hivers avec le plaid et le thé.

50. Pourquoi aimes-tu lire ? 

Lire c’est voyager, vivre des expériences différentes du quotidien, découvrir des univers, apprendre et aussi partager.

Et vous, qu’auriez-vous répondu à ces questions ? N’hésitez pas à reprendre ce tag, je suis ravie de vous relire.
Des suggestions, des avis, n’hésitez-pas à me laisser un commentaire.